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Romain Dumas Pikes Peak : performances et records de la légende

À peine les 24 Heures du Mans achevées, Romain Dumas a retrouvé les lacets de Pikes Peak. Au volant de la Ford Super Mustang Mach-E, le Français a signé une sixième victoire sur cette course de côte vertigineuse, sans toutefois approcher le record absolu établi en 2018. Une ascension où l’audace se mesure autant au chronomètre qu’à la raréfaction de l’air.

L’article en bref

Entre victoire électrique et record toujours hors d’atteinte, l’édition 2026 confirme la place à part de Romain Dumas sur la montagne du Colorado. Voici les repères pour comprendre cette performance automobile et ce qu’elle révèle de Pikes Peak.

  • Une sixième victoire : Dumas s’impose en 8 min 18 s 202 au volant de la Ford électrique.
  • Un record encore intact : son chrono reste à plus de vingt secondes de sa marque de 2018.
  • Un podium disputé : Robin Shute devance Simone Faggioli de 3 s 500 à l’arrivée.
  • Une ascension exigeante : près de vingt kilomètres, 156 virages et un sommet à 4 302 mètres.

À retenir : à Pikes Peak, la victoire récompense la vitesse, mais aussi la maîtrise d’un terrain qui change à chaque virage.

Romain Dumas à Pikes Peak : une sixième victoire au sommet

La montagne du Colorado n’offre pas de ligne droite facile vers la gloire. Sur ses 19,99 kilomètres et ses quelque 156 virages, les concurrents grimpent jusqu’à 4 302 mètres, là où l’air raréfié met les moteurs à l’épreuve et où la route semble se perdre dans le ciel.

En 2026, Romain Dumas a dompté cette ascension en 8 min 18 s 202, au volant de la Ford Super Mustang Mach-E, un prototype électrique chaussé de pneus Pirelli. Le Français a ainsi remporté l’épreuve pour la sixième fois, une semaine après les 24 Heures du Mans disputées avec l’Oreca 07 n° 48 de son équipe RD Limited.

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Un succès construit sur plusieurs générations de voitures

Cette victoire est la deuxième de Romain Dumas avec Ford, après son succès de 2024 au volant du F-150 Lightning SuperTruck. Elle est aussi sa quatrième obtenue avec une voiture différente, après les Norma M20, la Volkswagen I.D. R et le camion électrique Ford.

Ce parcours raconte une évolution fascinante de la course de montagne : les machines changent, les technologies progressent, mais l’exigence reste la même. À chaque départ, il faut trouver le bon équilibre entre puissance, adhérence et confiance, alors que la route se dérobe parfois au regard dans les nuages.

Le record absolu de Pikes Peak reste la référence

La victoire de 2026 ne s’accompagne pas d’un nouveau record de vitesse. Le chrono de Dumas, très solide, reste à environ 21 secondes de sa marque de référence : 7 min 57 s 148, réalisée en 2018 avec le prototype électrique Volkswagen I.D. R.

Cette ancienne performance demeure le record absolu évoqué ici. Elle rappelle à quel point la montagne peut transformer un exploit en repère durable : même avec une voiture électrique perfectionnée, gagner et battre le temps de référence sont deux défis distincts.

Repère Résultat Ce qu’il faut retenir
Vainqueur 2026 Romain Dumas — 8 min 18 s 202 Sixième succès à Pikes Peak
Record de Dumas 7 min 57 s 148 — 2018 Réalisé avec la Volkswagen I.D. R
Écart au record Environ 21 secondes La performance de 2026 reste son deuxième meilleur temps électrique
Ascension 19,99 km et environ 156 virages Arrivée à 4 302 mètres d’altitude

Pourquoi quelques secondes deviennent une montagne

À mesure que la route s’élève, l’air se raréfie et les conditions évoluent. Pour les moteurs thermiques, cette baisse de densité peut réduire la puissance disponible ; pour tous les concurrents, le revêtement, la température et l’adhérence imposent une attention constante.

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Le record de vitesse n’est donc pas seulement une affaire de chevaux. Il dépend d’une voiture adaptée, d’une trajectoire précise et d’une confiance intacte sur une route où le moindre écart peut coûter cher. C’est cette somme de détails qui donne au chrono de 2018 son aura particulière.

Pikes Peak 2026 : Robin Shute et Simone Faggioli sur le podium

Derrière Dumas, la lutte pour les places d’honneur a offert un autre visage de la course. Le Britannique Robin Shute a terminé deuxième à 11 s 295 du vainqueur, tandis que l’Italien Simone Faggioli, tenant du titre, a pris la troisième place à 14 s 795.

Shute a signé une performance remarquable avec une voiture légère et très puissante, conçue dans l’esprit ouvert de cette épreuve. Faggioli, lui, a été ralenti par un problème technique sur sa Nova Proto NP01 ATM Bardahl : il a indiqué que sa machine avait mal fonctionné durant les premiers secteurs avant de retrouver de meilleures sensations en fin de montée.

  • 1er — Romain Dumas : Ford Super Mustang Mach-E, 8 min 18 s 202.
  • 2e — Robin Shute : prototype de course, à 11 s 295.
  • 3e — Simone Faggioli : Nova Proto NP01 ATM Bardahl, à 14 s 795.
  • 4e — Diego Degasperi : Nova Proto NP01 Bardahl, à 39 s 186.
  • 5e — Dan Novembre : Wolf GB08 TSC Special, à 43 s 487.

Pneus, altitude et météo : les défis invisibles de la course de côte

À Pikes Peak, la performance automobile se joue aussi dans des détails que le public distingue à peine depuis le bord de la route. Les pneus doivent conserver leur efficacité malgré de grands écarts thermiques : en 2026, l’asphalte affichait environ 20 °C au départ, tandis que les températures devenaient négatives près du sommet.

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Pour les équipes, cette variation rapide complique les choix de réglages et la gestion de l’adhérence. La régularité compte autant que la pointe de vitesse : une voiture rapide au pied de la montagne ne le reste pas forcément dans les derniers secteurs, lorsque le froid et l’altitude changent la donne.

Les Français engagés ont eux aussi connu des fortunes diverses. Valentin Simonet a terminé 13e au classement général et troisième de la classe Open avec sa Renault RS01 ; Philippe Marion a pris la 15e place de cette classe au volant d’une Porsche 911 GT2, tandis que Bruce Jouanny n’a pas rejoint l’arrivée avec sa Ligier JS2R.

Romain Dumas, une légende du sport automobile entre endurance et montagne

Le profil de Dumas tient dans ce contraste : quelques jours après une course d’endurance, il s’élance sur une ascension où chaque virage impose une nouvelle lecture du terrain. Les 24 Heures du Mans et Pikes Peak n’ont ni le même rythme ni les mêmes pièges, mais toutes deux récompensent la précision, la préparation et la capacité à garder son calme quand la fatigue s’installe.

Sa sixième victoire prolonge une histoire déjà riche avec la montagne du Colorado. En 2025, Simone Faggioli avait pris le dessus lors d’une édition écourtée dans sa partie initiale en raison de la météo ; un an plus tard, Dumas a retrouvé la première marche du podium et renoué avec le sommet.

Sa trajectoire rappelle qu’une légende du sport automobile ne se construit pas seulement avec un record. Elle naît aussi de la capacité à revenir, à s’adapter à une nouvelle machine et à poursuivre l’ascension, virage après virage.

Combien de fois Romain Dumas a-t-il remporté Pikes Peak ?

Romain Dumas a signé une sixième victoire à Pikes Peak en 2026. Il a remporté l’épreuve avec plusieurs voitures, dont la Volkswagen I.D. R et des modèles électriques Ford.

Quel temps Romain Dumas a-t-il réalisé en 2026 ?

Il a bouclé l’ascension en 8 min 18 s 202 au volant de la Ford Super Mustang Mach-E électrique.

Quel est le record absolu de Romain Dumas à Pikes Peak ?

Son record est de 7 min 57 s 148, établi en 2018 avec le prototype électrique Volkswagen I.D. R.

Qui a terminé deuxième et troisième en 2026 ?

Robin Shute a pris la deuxième place à 11 s 295, devant Simone Faggioli, troisième à 14 s 795.

Pourquoi Pikes Peak est-elle une course si exigeante ?

Les concurrents affrontent près de 20 kilomètres d’ascension, environ 156 virages, une arrivée à 4 302 mètres et des conditions de température et d’adhérence qui changent rapidement.

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